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01/10/2020

Vers la résilience écologique du patrimoine de la RIVP

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Récemment encore, des pics de chaleur ont touché l’Ile-de-France. Face à ces phénomènes, et en parallèle du travail mené sur le confort d’été, la RIVP fait le choix d’agir et de travailler sur l’amélioration du cadre de vie et notamment sur la végétalisation de son patrimoine

Un rapport de l’OMS publié en 2016 révèle en effet que les espaces verts apportent de nombreux bienfaits à la santé publique et améliore la résilience* écologique des villes face aux événements environnementaux extrêmes tels que les vagues de chaleur.

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Un jardin dans une résidence RIVP

C’est dans ce cadre mais aussi parce que la RIVP a missionnée Urbalia afin d'établir un diagnostic du patrimoine végétal et réfléchir à la manière dont on peut améliorer, développer et mieux gérer ces espaces verts.

La mission d’Urbalia consistait à « regarder si le patrimoine végétalisé de la RIVP avait une bonne qualité écologique et les pistes envisagées pour passer d’un espace vert classique à un espace de nature qui favorise davantage la biodiversité » précise Paola Mugnier, directrice d’Urbalia.

Pour cette étude, les 425 sites munis d’espaces verts (parmi les 761 bâtiments de logements au total) ont été passés au crible.

A la lecture de ce diagnostic, un premier constat s’impose : avec 63 hectares, le réservoir d’espaces extérieurs (cheminements, cours, jardins, parcs etc.) est très important et offre un potentiel très intéressant. Parmi ces espaces extérieurs, 36.3 hectares sont d’ores et déjà végétalisés, soit mis bout à bout, l’équivalent du parc des buttes Chaumont, du parc Monceau et du parc de Belleville cumulés ! Rapporté par locataire, cela représente 10,6 m2 d’espaces végétalisés par habitant. Dans son rapport, l’OMS précisait qu’il était nécessaire d’aménager des petits espaces verts localisés à proximité des habitations et recommandait 12 m² d’espaces verts de proximité par habitant. Enfin, le patrimoine de la RIVP compte également beaucoup de jardins boisés avec, par exemple, plus de 3 370 arbres plantés.

En parallèle à ce diagnostic, Urbalia a mené une mission similaire sur l’immobilier d’entreprise et les incubateurs gérés par la RIVP. Celui-ci a permis de qualifier, site par site, l’existant et les potentiels des espaces extérieurs ainsi que la définition des pistes d’actions à mener sur chacun d’entre eux.

Si la RIVP dispose de véritables atouts, il est cependant indispensable que des actions soient mises en place pour, entre autres, diversifier les habitats pour accueillir davantage de faune et de flore, réfléchir à une gestion et un entretien différent, développer les projets d’agriculture urbaine et augmenter les surfaces végétalisées, les toitures notamment (seuls 7,8% de nos toitures sont végétalisées).

Objectif : planter 1 000 arbres supplémentaires et doublier les toitures végétalisées

Parmi les actions concrètes proposées, Urbalia propose par exemple de développer certains sites avec le label Eco-Jardin, d’imposer le profil Biodiversité et un écologue dans les équipes de MOE des opérations de construction neuve, de transformer nos pelouses en prairie de fauche tardive ou encore de mettre en place davantage de compostage dans les résidences et de développer encore plus des jardins partagés.

La RIVP souhaite ainsi passer, progressivement, d’une gestion traditionnelle à une gestion écologique de ses espaces verts et ce avec des sites pilotes dès 2021. Parallèlement, des campagnes spécifiques seront menées, notamment pour planter 1 000 arbres et transformer 25% de nos pelouses en prairies de fauches tardives.  Enfin, d’ici 2026, la RIVP souhaite doubler sa surface de toitures végétalisées, améliorer la qualité biodiversité des existantes et réaliser des opérations exemplaires en agriculture urbaine.

*La résilience est la capacité de certains écosystèmes, individus ou sociétés à se reconstruire après une grave perturbation voire à s’adapter et se reconstruire pour atteindre un nouvel équilibre grâce aux ressources.